Collège René Mayer
01 June 1955 (Bruxelles [Belgique]) - 09 January 1958 (Bruxelles [Belgique])Description Area
Le collège Mayer entre en fonction le 10 juin 1955 et opère jusqu’au 10 janvier 1958.
Alors que la présidence de Jean Monnet s’était principalement consacrée à la mise en place de la nouvelle institution, le collège Mayer s’attache davantage au renforcement de son fonctionnement administratif. Le président encadre notamment la tenue de réunions trimestrielles entre la Haute Autorité et le Comité consultatif, et entreprend dès 1956 une réflexion sur la révision du Traité.
En effet, le changement de statut de la Sarre implique une adaptation du nombre de représentants ainsi que de la procédure de vote au Conseil.
La présidence de René Mayer est également marquée par la signature du traité de Rome en 1957, qui institue la Communauté économique européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique, modifiant en profondeur les relations entre la Haute Autorité et les autres institutions européennes.
Sous sa présidence, la Haute Autorité se réunit régulièrement chaque mercredi à heure fixe. Le statut du personnel est finalisé et adopté le 21 décembre 1955, tandis qu’une commission est chargée d’élaborer un règlement général du personnel. Parallèlement, la procédure de recrutement est révisée afin de mieux répondre aux préoccupations relatives à l’équilibre des nationalités parmi les hauts fonctionnaires.
La nécessité d’une réorganisation administrative se fait également sentir. Elle est notamment soulignée par Albert Coppé, qui met en évidence certaines défaillances dans la structuration des services et divisions, générant à la fois des chevauchements de compétences et des blocages dans le traitement des dossiers. En mai 1956, les divisions « Production » et « Investissements » sont ainsi fusionnées pour former la division des « Problèmes industriels », tandis que le bureau d’études et d’analyses acquiert le statut de division autonome.
Le président propose en outre la suppression du groupe de travail « Finances », dont les dossiers étaient systématiquement renvoyés à la Haute Autorité, ainsi que la scission du groupe « Marché – Ententes – Transports » en trois entités distinctes, afin de dissocier les questions relatives à l’acier de celles concernant le charbon et les transports. Toutefois, les réticences exprimées par certains membres ralentissent ces réformes. En définitive, la réorganisation des groupes de travail reste inachevée et ne trouve pas de solution durant le mandat de René Mayer.
À l’exception du président, tous les membres du collège Monnet poursuivent leur travail au sein du collège Mayer. Les membres du collège sont : Albert Coppé (vice-président), Léon Daum, Franz Etzel (vice-président), Paul Finet (coopté), Enzo Giacchero, Dirk Spierenburg, Heinz Potthoff et Albert Wehrer.
F. Etzel démissionne en octobre 1957, à la suite de sa nomination comme ministre allemand des Finances, et le président René Mayer remet sa lettre de démission le 19 septembre 1957. Il reste cependant en fonction jusqu’à l’arrivée de son successeur en janvier 1958.
Albert Coppé, ancien ministre belge et diplômé en sciences économiques, a participé au congrès de l’Union parlementaire européenne de Gstaad ainsi qu’au Congrès de l’Europe à La Haye.
Léon Daum, ingénieur français, a été chef des mines et directeur d’une aciérie. Il a également présidé le comité de l’acier de l’OECE (Organisation européenne de coopération économique).
Franz Etzel, ancien mineur allemand et diplômé en droit, a participé à la fondation du parti allemand CDU (Christlich Demokratische Union) et a été rapporteur lors des négociations menant au traité de Paris.
Enzo Giacchero, ingénieur italien, a été parlementaire pour le parti Democrazia Cristiana et vice-président de l’Union parlementaire européenne.
Paul Finet, ancien ouvrier belge et représentant syndical, a été membre du conseil d’administration du BIT (Bureau international du travail) et président de la Confédération internationale des syndicats libres.
Heinz Potthoff, docteur allemand en économie, membre du SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands) et du syndicat des métallurgistes, a occupé diverses fonctions politiques, dont un poste au sein du Conseil de l’Autorité internationale de la Ruhr.
Dirk Spierenburg, économiste néerlandais, a notamment participé à la mission permanente auprès de l’OECE. Il a également été membre de la délégation néerlandaise pour le plan Schuman.
Albert Wehrer, docteur en droit et diplomate luxembourgeois, a notamment exercé des fonctions de représentant auprès de la Société des Nations. Il a également été chef de la délégation luxembourgeoise lors des négociations sur le plan Schuman.
Durant cette période, les groupes de travail sont structurés de la manière suivante :
- « Marché – Ententes – Transports » : A. Coppé (président), L. Daum, D. Spierenburg
- « Objectifs généraux et politique à long terme » : A. Coppé (président), L. Daum, E. Giacchero, H. Potthoff
- « Problèmes sociaux » : P. Finet (président), E. Giacchero, H. Potthoff, A. Wehrer
- « Relations extérieures » : D. Spierenburg (président), F. Etzel, E. Giacchero, A. Wehrer
- « Presse et information » : E. Giacchero (président), A. Coppé, L. Daum
- « Investissements – Financements – Production » : L. Daum (président), E. Giacchero, H. Potthoff, A. Wehrer
- « Commission administrative » : P. Finet (président), E. Giacchero, H. Potthoff, A. Wehrer
- « Instruction » : L. Daum (président), H. Potthoff, A. Wehrer
Relations Area
Collège René Mayer
01 June 1955 (Bruxelles [Belgique]) - 09 January 1958 (Bruxelles [Belgique])Description Area
Le collège Mayer entre en fonction le 10 juin 1955 et opère jusqu’au 10 janvier 1958.
Alors que la présidence de Jean Monnet s’était principalement consacrée à la mise en place de la nouvelle institution, le collège Mayer s’attache davantage au renforcement de son fonctionnement administratif. Le président encadre notamment la tenue de réunions trimestrielles entre la Haute Autorité et le Comité consultatif, et entreprend dès 1956 une réflexion sur la révision du Traité.
En effet, le changement de statut de la Sarre implique une adaptation du nombre de représentants ainsi que de la procédure de vote au Conseil.
La présidence de René Mayer est également marquée par la signature du traité de Rome en 1957, qui institue la Communauté économique européenne et la Communauté européenne de l’énergie atomique, modifiant en profondeur les relations entre la Haute Autorité et les autres institutions européennes.
Sous sa présidence, la Haute Autorité se réunit régulièrement chaque mercredi à heure fixe. Le statut du personnel est finalisé et adopté le 21 décembre 1955, tandis qu’une commission est chargée d’élaborer un règlement général du personnel. Parallèlement, la procédure de recrutement est révisée afin de mieux répondre aux préoccupations relatives à l’équilibre des nationalités parmi les hauts fonctionnaires.
La nécessité d’une réorganisation administrative se fait également sentir. Elle est notamment soulignée par Albert Coppé, qui met en évidence certaines défaillances dans la structuration des services et divisions, générant à la fois des chevauchements de compétences et des blocages dans le traitement des dossiers. En mai 1956, les divisions « Production » et « Investissements » sont ainsi fusionnées pour former la division des « Problèmes industriels », tandis que le bureau d’études et d’analyses acquiert le statut de division autonome.
Le président propose en outre la suppression du groupe de travail « Finances », dont les dossiers étaient systématiquement renvoyés à la Haute Autorité, ainsi que la scission du groupe « Marché – Ententes – Transports » en trois entités distinctes, afin de dissocier les questions relatives à l’acier de celles concernant le charbon et les transports. Toutefois, les réticences exprimées par certains membres ralentissent ces réformes. En définitive, la réorganisation des groupes de travail reste inachevée et ne trouve pas de solution durant le mandat de René Mayer.
À l’exception du président, tous les membres du collège Monnet poursuivent leur travail au sein du collège Mayer. Les membres du collège sont : Albert Coppé (vice-président), Léon Daum, Franz Etzel (vice-président), Paul Finet (coopté), Enzo Giacchero, Dirk Spierenburg, Heinz Potthoff et Albert Wehrer.
F. Etzel démissionne en octobre 1957, à la suite de sa nomination comme ministre allemand des Finances, et le président René Mayer remet sa lettre de démission le 19 septembre 1957. Il reste cependant en fonction jusqu’à l’arrivée de son successeur en janvier 1958.
Albert Coppé, ancien ministre belge et diplômé en sciences économiques, a participé au congrès de l’Union parlementaire européenne de Gstaad ainsi qu’au Congrès de l’Europe à La Haye.
Léon Daum, ingénieur français, a été chef des mines et directeur d’une aciérie. Il a également présidé le comité de l’acier de l’OECE (Organisation européenne de coopération économique).
Franz Etzel, ancien mineur allemand et diplômé en droit, a participé à la fondation du parti allemand CDU (Christlich Demokratische Union) et a été rapporteur lors des négociations menant au traité de Paris.
Enzo Giacchero, ingénieur italien, a été parlementaire pour le parti Democrazia Cristiana et vice-président de l’Union parlementaire européenne.
Paul Finet, ancien ouvrier belge et représentant syndical, a été membre du conseil d’administration du BIT (Bureau international du travail) et président de la Confédération internationale des syndicats libres.
Heinz Potthoff, docteur allemand en économie, membre du SPD (Sozialdemokratische Partei Deutschlands) et du syndicat des métallurgistes, a occupé diverses fonctions politiques, dont un poste au sein du Conseil de l’Autorité internationale de la Ruhr.
Dirk Spierenburg, économiste néerlandais, a notamment participé à la mission permanente auprès de l’OECE. Il a également été membre de la délégation néerlandaise pour le plan Schuman.
Albert Wehrer, docteur en droit et diplomate luxembourgeois, a notamment exercé des fonctions de représentant auprès de la Société des Nations. Il a également été chef de la délégation luxembourgeoise lors des négociations sur le plan Schuman.
Durant cette période, les groupes de travail sont structurés de la manière suivante :
- « Marché – Ententes – Transports » : A. Coppé (président), L. Daum, D. Spierenburg
- « Objectifs généraux et politique à long terme » : A. Coppé (président), L. Daum, E. Giacchero, H. Potthoff
- « Problèmes sociaux » : P. Finet (président), E. Giacchero, H. Potthoff, A. Wehrer
- « Relations extérieures » : D. Spierenburg (président), F. Etzel, E. Giacchero, A. Wehrer
- « Presse et information » : E. Giacchero (président), A. Coppé, L. Daum
- « Investissements – Financements – Production » : L. Daum (président), E. Giacchero, H. Potthoff, A. Wehrer
- « Commission administrative » : P. Finet (président), E. Giacchero, H. Potthoff, A. Wehrer
- « Instruction » : L. Daum (président), H. Potthoff, A. Wehrer