Direction générale Acier
01 February 1960 (Luxembourg [Luxembourg]) - 05 July 1967 (Luxembourg [Luxembourg])Identity Area
Description Area
En tant qu’organe exécutif de la CECA, la Haute Autorité se dota dès l’origine d’une structure administrative adaptée à l’exercice de ses compétences. Bien que l’acier fût, avec le charbon, l’un des deux secteurs placés sous autorité supranationale par le traité, aucune direction générale spécifiquement dédiée à la sidérurgie ne fut initialement créée.
Ce n’est qu’en mai 1956, avec la mise en place de la Division des problèmes industriels qu’une approche plus structurée des enjeux propres au secteur sidérurgique fut adoptée. Cette évolution institutionnelle s’inscrit dans un contexte favorable au développement de l’industrie de l’acier, largement encouragé par les dispositions du traité : entre 1952 et 1959, la production sidérurgique augmente ainsi de près de 50 %. Par ailleurs, l’instauration du marché commun ainsi que des règles encadrant son fonctionnement, améliorent les conditions d’approvisionnement et contribuent à maintenir une relative stabilité des prix de l’acier, malgré une demande en constante progression.
À la suite de la réorganisation de la Haute Autorité engagée en 1960, sept directions générales furent instituées, parmi lesquelles figurait la Direction générale « Acier » (DG V). Les directions générales du Charbon et de l’Acier étaient chargées de traiter les questions relatives, d’une part, au fonctionnement du marché commun des produits relevant du traité, et d’autre part, aux problématiques de production et de surveillance de ce marché.
Entre février 1960 et mars 1964, la DG V Acier fut dirigée par Tony Rollman. Ancien employé de l’Arbed, l’un des principaux groupes sidérurgiques luxembourgeois, Rollman débuta sa carrière au ministère luxembourgeois du Ravitaillement avant d’être désigné en 1947, comme délégué du gouvernement luxembourgeois lors des négociations relatives au Plan Marshall. La même année, il fut nommé directeur de la division de l’acier au sein de la Commission économique pour l’Europe des Nations unies (ONU) basée à Genève. En 1950, il participa à l’élaboration du traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). Lors du démarrage des travaux de la Haute Autorité en 1952, il occupa le poste de directeur pour l’Acier au sein de la division « Marché », avant d’être appelé à prendre la tête de la DG V en 1960.
La DG V - Acier était chargée de superviser et de réguler le secteur sidérurgique dans le cadre du marché commun institué par le Traité de Paris. Ses missions couvraient trois axes principaux : le contrôle du fonctionnement du marché commun de l'acier, notamment en matière de règles de concurrence, de fixation des prix et de surveillance des échanges commerciaux ; la supervision des questions de production, visant à accompagner le développement de l'industrie sidérurgique tout en veillant à l'équilibre entre l'offre et la demande ; enfin, la gestion des problèmes structurels du secteur, dans un contexte de forte croissance — la production ayant augmenté de près de 50 % entre 1952 et 1959.
Exerçant ces missions en parallèle avec la DG Charbon, la DG V constituait ainsi l'un des piliers de la politique industrielle communautaire dans les secteurs fondateurs de la CECA.
En septembre 1961, la DG V fut à son tour réorganisée autour de deux divisions principales : « Production » et « Marché ». La Direction générale de l’Acier se vit ainsi confier des compétences élargies en matière de conception et de mise en œuvre des dispositifs prévus par plusieurs dispositions du traité CECA. Celles ci portaient notamment sur le suivi du marché sidérurgique, tant du point de vue des volumes que de l’évolution des prix, ainsi que sur la surveillance des structures du secteur, conformément aux articles 46, 54, 58, 60 et 65 du traité.
Au sein de la Direction générale de l’acier, la « DG V/A – Production » était placée sous l’autorité de M. Schneider, conseiller directeur, et chargée du suivi des questions relatives à la production de minerai de fer et d’acier. Son activité portait notamment sur l’évolution des capacités de production, ainsi que sur les conditions techniques et économiques de l’extraction et de la transformation.
La « DG V/B – Marché », pour sa part, était dirigée par F. Peco, directeur, assisté d’A. Stakhovitch, directeur adjoint.
En avril 1964, Franco Peco succéda à Tony Rollman. Jusqu’alors directeur de la division « Marché », il fut nommé directeur général de l’acier, fonction qu’il exerça jusqu’en décembre 1965.
La direction « Marché » assurait une surveillance continue et approfondie du secteur sidérurgique, structurée autour de deux missions principales. La première, de nature commerciale, consistait à observer et encadrer les marchés des matières premières et des produits laminés, en suivant en permanence le comportement des entreprises, les volumes de production et d’échange ainsi que l’évolution des prix, sur la base des données transmises par les entreprises, puis à diffuser régulièrement ces informations au Collège et aux autres directions générales.
La seconde, d’ordre économique, visait à analyser et à synthétiser ces évolutions, à élaborer les règles et mesures d’intervention propres à assurer la conformité du marché aux objectifs du traité, et à conduire des études prévisionnelles à court et moyen terme.
À la suite du traité de fusion des exécutifs de 1967, la direction de l’acier fut intégrée, à partir de 1968, au sein de la Commission européenne unifiée, plus précisément à la DG III, direction B — « Acier ».
Relations Area
Direction générale Acier
01 February 1960 (Luxembourg [Luxembourg]) - 05 July 1967 (Luxembourg [Luxembourg])Identity Area
Description Area
En tant qu’organe exécutif de la CECA, la Haute Autorité se dota dès l’origine d’une structure administrative adaptée à l’exercice de ses compétences. Bien que l’acier fût, avec le charbon, l’un des deux secteurs placés sous autorité supranationale par le traité, aucune direction générale spécifiquement dédiée à la sidérurgie ne fut initialement créée.
Ce n’est qu’en mai 1956, avec la mise en place de la Division des problèmes industriels qu’une approche plus structurée des enjeux propres au secteur sidérurgique fut adoptée. Cette évolution institutionnelle s’inscrit dans un contexte favorable au développement de l’industrie de l’acier, largement encouragé par les dispositions du traité : entre 1952 et 1959, la production sidérurgique augmente ainsi de près de 50 %. Par ailleurs, l’instauration du marché commun ainsi que des règles encadrant son fonctionnement, améliorent les conditions d’approvisionnement et contribuent à maintenir une relative stabilité des prix de l’acier, malgré une demande en constante progression.
À la suite de la réorganisation de la Haute Autorité engagée en 1960, sept directions générales furent instituées, parmi lesquelles figurait la Direction générale « Acier » (DG V). Les directions générales du Charbon et de l’Acier étaient chargées de traiter les questions relatives, d’une part, au fonctionnement du marché commun des produits relevant du traité, et d’autre part, aux problématiques de production et de surveillance de ce marché.
Entre février 1960 et mars 1964, la DG V Acier fut dirigée par Tony Rollman. Ancien employé de l’Arbed, l’un des principaux groupes sidérurgiques luxembourgeois, Rollman débuta sa carrière au ministère luxembourgeois du Ravitaillement avant d’être désigné en 1947, comme délégué du gouvernement luxembourgeois lors des négociations relatives au Plan Marshall. La même année, il fut nommé directeur de la division de l’acier au sein de la Commission économique pour l’Europe des Nations unies (ONU) basée à Genève. En 1950, il participa à l’élaboration du traité instituant la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). Lors du démarrage des travaux de la Haute Autorité en 1952, il occupa le poste de directeur pour l’Acier au sein de la division « Marché », avant d’être appelé à prendre la tête de la DG V en 1960.
La DG V - Acier était chargée de superviser et de réguler le secteur sidérurgique dans le cadre du marché commun institué par le Traité de Paris. Ses missions couvraient trois axes principaux : le contrôle du fonctionnement du marché commun de l'acier, notamment en matière de règles de concurrence, de fixation des prix et de surveillance des échanges commerciaux ; la supervision des questions de production, visant à accompagner le développement de l'industrie sidérurgique tout en veillant à l'équilibre entre l'offre et la demande ; enfin, la gestion des problèmes structurels du secteur, dans un contexte de forte croissance — la production ayant augmenté de près de 50 % entre 1952 et 1959.
Exerçant ces missions en parallèle avec la DG Charbon, la DG V constituait ainsi l'un des piliers de la politique industrielle communautaire dans les secteurs fondateurs de la CECA.
En septembre 1961, la DG V fut à son tour réorganisée autour de deux divisions principales : « Production » et « Marché ». La Direction générale de l’Acier se vit ainsi confier des compétences élargies en matière de conception et de mise en œuvre des dispositifs prévus par plusieurs dispositions du traité CECA. Celles ci portaient notamment sur le suivi du marché sidérurgique, tant du point de vue des volumes que de l’évolution des prix, ainsi que sur la surveillance des structures du secteur, conformément aux articles 46, 54, 58, 60 et 65 du traité.
Au sein de la Direction générale de l’acier, la « DG V/A – Production » était placée sous l’autorité de M. Schneider, conseiller directeur, et chargée du suivi des questions relatives à la production de minerai de fer et d’acier. Son activité portait notamment sur l’évolution des capacités de production, ainsi que sur les conditions techniques et économiques de l’extraction et de la transformation.
La « DG V/B – Marché », pour sa part, était dirigée par F. Peco, directeur, assisté d’A. Stakhovitch, directeur adjoint.
En avril 1964, Franco Peco succéda à Tony Rollman. Jusqu’alors directeur de la division « Marché », il fut nommé directeur général de l’acier, fonction qu’il exerça jusqu’en décembre 1965.
La direction « Marché » assurait une surveillance continue et approfondie du secteur sidérurgique, structurée autour de deux missions principales. La première, de nature commerciale, consistait à observer et encadrer les marchés des matières premières et des produits laminés, en suivant en permanence le comportement des entreprises, les volumes de production et d’échange ainsi que l’évolution des prix, sur la base des données transmises par les entreprises, puis à diffuser régulièrement ces informations au Collège et aux autres directions générales.
La seconde, d’ordre économique, visait à analyser et à synthétiser ces évolutions, à élaborer les règles et mesures d’intervention propres à assurer la conformité du marché aux objectifs du traité, et à conduire des études prévisionnelles à court et moyen terme.
À la suite du traité de fusion des exécutifs de 1967, la direction de l’acier fut intégrée, à partir de 1968, au sein de la Commission européenne unifiée, plus précisément à la DG III, direction B — « Acier ».